Mexique : Enrique Inzunza quitte Morena sous la pression des accusations américaines
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Mexico, 26 août 2026 — Le sénateur mexicain Enrique Inzunza Cázares, élu dans l’État de Sinaloa sous l’étiquette de Morena, a annoncé mercredi son départ du groupe parlementaire du parti au Sénat. Il conservera toutefois son mandat et siégera désormais comme sénateur indépendant.
Dans une lettre adressée au coordinateur de la bancada de Morena, Ignacio Mier Velazco, Inzunza affirme avoir pris cette décision par « stricte conviction personnelle ». Il dit vouloir continuer à exercer son mandat conformément à ses devoirs constitutionnels.
Des accusations venues des États-Unis
Cette rupture intervient alors que le sénateur fait l’objet, avec plusieurs responsables et anciens responsables de Sinaloa, de graves accusations formulées par les autorités américaines concernant de présumés liens avec le Cartel de Sinaloa, notamment la faction dite « Los Chapitos ».
Selon les informations rapportées par plusieurs médias mexicains, les autorités américaines ont engagé une procédure visant dix responsables de Sinaloa. Dans le cas d’Inzunza, les accusations portent notamment sur une présumée collaboration avec l’organisation criminelle et la transmission d’informations liées aux opérations de sécurité.
Le sénateur rejette catégoriquement ces accusations. Il affirme faire depuis plusieurs mois l’objet d’une « campagne de calomnies » et soutient que les autorités américaines n’ont pas présenté, selon lui, de preuves permettant d’étayer leurs accusations.
Inzunza conserve son siège
En quittant Morena, Enrique Inzunza ne renonce donc pas à son mandat de sénateur. Il continuera à siéger au Sénat en qualité d’indépendant. Cette décision intervient après des appels, au sein de la majorité mexicaine, à ce que les responsables visés par les accusations américaines envisagent de se mettre en retrait afin de faciliter les investigations.
Le dossier place ainsi le sénateur au centre d’une importante controverse politique et judiciaire entre Mexico et Washington, alors que les autorités américaines maintiennent leurs accusations et qu’Inzunza continue de les contester.
À ce stade, les accusations américaines ne constituent pas, à elles seules, une condamnation définitive. Leur portée judiciaire et les éventuelles suites données par les autorités mexicaines et américaines restent à déterminer.

