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11 juin 2026

Haïti –Reprise du dialogue entre le CEP et le gouvernement : André Michel appelle au respect de l’indépendance électorale

3 min de lecture

Port-au-Prince, 11 juin 2026.- La reprise du dialogue entre le Conseil électoral provisoire (CEP) et le gouvernement est accueillie favorablement par l’avocat et dirigeant politique André Michel. Dans une déclaration publiée jeudi, il a exprimé l’espoir que les discussions en cours aboutissent à un compromis respectueux de l’indépendance constitutionnelle de l’institution électorale.

« La reprise du dialogue entre le CEP et le Gouvernement est une excellente chose. J’espère qu’ils parviendront à un compromis dans le respect de l’indépendance constitutionnelle du CEP », a déclaré Me Michel.

L’homme politique rappelle que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avait pris l’engagement d’organiser les élections en 2026. Selon lui, les signataires du Pacte national avaient adhéré à cette démarche afin de favoriser une sortie de transition par la voie électorale. « Nous avions signé le Pacte national, de bonne foi, pour faciliter la fin de la Transition par l’organisation des élections », a-t-il affirmé.

André Michel estime toutefois que le gouvernement n’a pas créé les conditions nécessaires à l’avancement du processus électoral. Il accuse l’exécutif d’avoir compliqué le dossier des élections et soutient que le CEP doit être appuyé dans la défense de ses prérogatives constitutionnelles.

« Nous devons supporter le CEP dans la lutte pour le respect de ses prérogatives constitutionnelles. Notre combat est clair : nous devons renforcer le processus électoral. Le Gouvernement doit créer les conditions pour les élections », a-t-il insisté.

L’avocat affirme également que son camp politique ne cherche pas à obtenir une place au sein du pouvoir de transition. Selon lui, la priorité demeure l’organisation d’élections permettant à la population de choisir librement ses dirigeants. « Nous ne cherchons pas à prendre le pouvoir dans la Transition. Allons aux élections pour donner à la population la possibilité de choisir ses dirigeants », a-t-il déclaré.

Réaffirmant sa position sur la question sécuritaire, Me Michel a conclu son intervention par une formule sans équivoque : « Pa gen dyalòg ak gang ».

Un dialogue encore capable de produire des résultats ?

Les déclarations d’André Michel interviennent dans un contexte marqué par des tensions entre le CEP et l’exécutif autour de la gouvernance du processus électoral.

La question demeure toutefois entière : que peut-on encore espérer de ce dialogue alors que le décret publié par le gouvernement est déjà en vigueur et que certaines décisions administratives, notamment l’installation d’un directeur souhaitée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, ont déjà été mises en application ?

Pour plusieurs observateurs, l’enjeu des discussions ne se limite plus à un simple rapprochement entre les deux institutions. Il s’agit désormais de déterminer si un terrain d’entente est encore possible sans remettre en cause l’autonomie du CEP, alors même que plusieurs décisions contestées ont déjà produit leurs effets.

La réponse à cette question pourrait être déterminante pour l’avenir du calendrier électoral et pour la crédibilité du processus devant conduire le pays vers les élections annoncées pour 2026.

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