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4 juillet 2026

Le viol collectif de 17 femmes, dont une mineure, dans la prison des Gonaïves en Haïti a suscité de vives réactions.-

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La tragédie s’est produite dans la nuit du 26 au 27 janvier lors d’une mutinerie en prison, qui a également entraîné la mort de 14 prisonniers et l’évasion de 11 autres. Les organisations de défense des droits de la personne dénoncent les conditions inadéquates de détention dans la prison, qui est surpeuplée et peu aérée. Les prisonniers sont principalement accusés de crimes graves tels que le pillage, l’enlèvement contre rançon et l’assassinat.

Des ONG, telles que Avocats sans frontières Canada, appellent les autorités haïtiennes à séparer les détenus en fonction de leur sexe, de leur âge et des motifs de leur détention pour éviter de telles violences à l’avenir. La directrice de la branche haïtienne d’ASFC, Taïna Noster, déclare que « l’État a l’obligation de garantir les droits à la vie, à l’intégrité et à la sécurité des femmes et filles ». Les ONG Réseau national de défense des droits humains et Solidarité Fanm Ayisyèn ont également recommandé la séparation des hommes et des femmes en prison.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que des femmes sont victimes de viols collectifs dans cette prison. En novembre 2019, 12 femmes ont été violées et huit d’entre elles ont été libérées après un recours en habeas corpus collectif déposé par des partenaires en avril 2020. La situation est inacceptable et les autorités doivent agir pour protéger les droits des femmes détenues.

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