Leslie Voltaire quitte le pouvoir le 7 mars 2025, mais laisse Haïti dans un bain de sang, sous le silence complice des organismes de droits de l’homme.-
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27 fevrier 2025, Port-au-Prince, Haïti – Leslie Voltaire, figure centrale du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), a quitté ses fonctions en laissant derrière lui un pays en ruines. Son départ est entaché par des milliers de morts, des massacres innommables et des millions de déplacés. La route qu’il avait promise s’est transformée en un chemin de sang, jonché d’exécutions sommaires, de violences inouïes et même de bébés brûlés vifs. Une réalité macabre qui témoigne de l’échec retentissant de son leadership et de l’incapacité du CPT à rétablir l’ordre et la sécurité en Haïti.
Sous la direction de Leslie Voltaire, le CPT n’a pas réussi à endiguer la montée en puissance des gangs, qui contrôlent désormais une grande partie du territoire, notamment la capitale, Port-au-Prince. Les promesses de stabilité et de transition démocratique se sont envolées, laissant place à une violence généralisée. Les gangs, armés et organisés, sèment la terreur en toute impunité, massacrant des familles entières, incendiant des quartiers et forçant des milliers de personnes à fuir leurs foyers.
Pire encore, des témoignages accablants font état d’exécutions de bébés par le feu, une barbarie qui illustre l’horreur vécue par la population haïtienne. Ces actes, commis en toute impunité, soulignent l’effondrement total de l’autorité de l’État et l’incapacité du CPT à protéger les citoyens.
Face à cette tragédie, les organisations de défense des droits humains, telles que le RNDDH, l’ORDEDH, l’OCNH, le CARDH, le CE-JILAP et la FJKL, gardent un silence assourdissant. Ces institutions, censées défendre les droits fondamentaux des Haïtiens, semblent complices de l’échec du CPT. Selon des observateurs, elles préfèrent se taire pour préserver leurs intérêts, continuant à « manger, boire et respirer » aux côtés de Leslie Voltaire et du gouvernement.
Ce silence complice a privé la population d’une voix pour dénoncer les atrocités et exiger des comptes. Les Haïtiens, déjà traumatisés par la violence, se sentent abandonnés par ceux qui étaient censés les protéger.
Le peuple haïtien, confronté à cette vague de violence et d’impunité, est aujourd’hui tétanisé, résigné et terrorisé. La peur de représailles et l’absence de perspectives ont plongé la majorité de la population dans un état de soumission totale. Pourtant, une minorité courageuse d’opposants continue de se battre pour réveiller les consciences et mobiliser les citoyens.
Malheureusement, leurs voix sont étouffées par une presse souvent complice ou intimidée, empêchant ainsi la diffusion de leurs messages et la mobilisation collective. Ces résistants, bien que déterminés, se heurtent à un mur de silence et d’indifférence, tant au niveau national qu’international.
Le départ de Leslie Voltaire marque la fin d’une transition qui a échoué à tous les niveaux. Les promesses de paix et de stabilité se sont transformées en un cauchemar de violence et de désespoir. La communauté internationale, qui avait soutenu la création du CPT, ne peut plus se contenter d’observer en silence. Elle doit assumer ses responsabilités et intervenir de manière urgente pour aider Haïti à sortir de cette spirale infernale.
En attendant, le peuple haïtien continue de souffrir, pris en étau entre la barbarie des gangs, l’échec des autorités et le silence complice des organisations censées le défendre. Sans une action rapide et concertée, le pays risque de sombrer davantage dans le chaos, laissant derrière lui des milliers de vies brisées et un avenir incertain.
