Élections 2026 : UNIR alerte sur les risques sécuritaires et institutionnels et exige des garanties avant le scrutin
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Port-au-Prince — Le parti UNIR / Ayiti Ini tire la sonnette d’alarme sur les conditions dans lesquelles pourraient se dérouler les prochaines élections en Haïti. La formation politique estime que le pays fait face à une double crise, à la fois sécuritaire et institutionnelle, susceptible de fragiliser davantage le processus électoral.
S’appuyant notamment sur les constats du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) ainsi que sur le récent massacre de Kenscoff, UNIR estime que la protection de la population doit demeurer au cœur des priorités de l’État.
Pour la formation politique, la question ne se limite pas à la tenue matérielle du scrutin. UNIR s’interroge sur la possibilité d’organiser une campagne électorale réellement inclusive et un vote permettant à l’ensemble de la population de participer librement, alors que l’insécurité continue de limiter les déplacements et l’accès à certaines zones du pays.
Le parti se dit néanmoins favorable à la tenue des élections, mais refuse que celles-ci soient organisées à n’importe quelles conditions.
UNIR réclame ainsi des élections libres, inclusives, transparentes, vérifiables et sécurisées, considérant que des garanties minimales sont indispensables pour assurer la crédibilité du processus.
Dans sa position, UNIR appelle les différents acteurs à assumer leurs responsabilités. Le gouvernement, le Conseil électoral provisoire (CEP), les partis politiques et la société civile sont notamment concernés par cette responsabilité collective.
Pour le parti, organiser des élections dans un contexte où une partie de la population pourrait être empêchée de voter en raison de l’insécurité risquerait de compromettre leur représentativité et leur légitimité.
Au-delà du scrutin prévu en 2026, UNIR estime que l’enjeu est beaucoup plus large : rétablir les conditions d’une stabilité politique durable en Haïti.
La formation politique prévient ainsi que la réussite du processus électoral ne se mesurera pas uniquement à la tenue du vote, mais également à sa capacité à produire des institutions légitimes, représentatives et reconnues par la population.
Pour UNIR, le message est donc clair : oui aux élections, mais pas sans sécurité, inclusion et garanties de crédibilité.

