La cérémonie se déroule le soir dans une salle des fêtes décorée avec des drapeaux arc-en-cielPhoto AFP
Amelia et Jemmily s’embrassent et s’étreignent, émues. Elles viennent de signer un « pacte symbolique de coexistence », un contrat privé, acte non-officiel proche du Pacte civil de solidarité au Venezuela, pays conservateur où le mariage pour tous n’existe pas. Le couple a roulé six heures et 400 km depuis Caracas pour se rendre à El Tigre, petite ville de l’Est du pays, touchée de fouet par la crise pétrolière et qui voudrait devenir une sorte de « Las Vegas du Venezuela » pour les couples homosexuels.
La ville « offre » des voyages organisés ou des packages pour la communauté LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués) avec comme point d’orgue, ce contrat qui reste très symbolique, puisqu’il n’est pas enregistré par un notaire ou par l’état-civil. La cérémonie avec plusieurs couples se déroule le soir dans une salle des fêtes décorée avec des drapeaux arc-en-ciel et des invités sur leur 31. Amelia et Jemmily auraient aimé se marier en Colombie où le mariage pour tous est légal mais n’a pas pu faute d’argent. Le contrat signé à El Tigre cite des articles de la Constitution contre la discrimination et précise que les parties conviennent « de vivre en cohabitation, en permanence et en singularité » ou que « les biens acquis par la suite seront considérés comme des biens communs ».
Le Venezuela est à la traîne en Amérique latine en ce qui concerne les droits LGBTI. Les homosexuels ne peuvent ni se marier, ni adopter, ni prendre des décisions médicales concernant leur partenaire. La Constitution vénézuélienne de 1999 stipule toujours que l’État « protège » le mariage « entre un homme et une femme« . La Cour suprême a toutefois décidé en 2008 que cela « n’interdit ni ne condamne les unions de fait entre personnes du même sexe« .
Blaise Robelto Flanky est rédacteur en chef et PDG de LakayInfo, un média numérique indépendant consacré à l’actualité haïtienne et internationale, aux enquêtes, aux analyses et aux grands enjeux contemporains. Journaliste engagé et observateur attentif des dynamiques de pouvoir, il développe une ligne éditoriale fondée sur la rigueur, l’indépendance et l’exigence de vérité.
Issu d’un environnement profondément marqué par les réalités politiques et institutionnelles haïtiennes, il a évolué entre Cap-Haïtien et Port-au-Prince au contact de nombreuses figures influentes des sphères politiques, diplomatiques et économiques. Cette proximité avec plusieurs acteurs majeurs de la vie publique haïtienne lui a permis d’acquérir une compréhension approfondie des mécanismes du pouvoir, des enjeux stratégiques nationaux et des réalités qui façonnent l’actualité du pays. Cette expérience de terrain nourrit aujourd’hui son approche journalistique et renforce sa crédibilité dans l’analyse politique et informationnelle.
Son parcours académique et intellectuel s’appuie notamment sur une formation en rhétorique et communication persuasive à Harvard University à travers le programme *Rhetoric: The Art of Persuasive Writing and Public Speaking*, ainsi que des études en Relations internationales au CEDI, en psychologie à UFCH, en journalisme et en technologies numériques et informatiques. Cette combinaison multidisciplinaire alimente une vision analytique, stratégique et moderne de l’information.
À la tête de LakayInfo, Blaise Robelto Flanky œuvre à bâtir un média crédible, influent et accessible, capable d’informer avec profondeur, de décrypter les grands enjeux géopolitiques et sociétaux, et de porter un regard exigeant sur les événements qui façonnent Haïti et le monde.