Assassinat de Jovenel Moïse : l’ancien conseiller-présidentiel Smith Augustin entendu par le juge d’instruction
2 min de lecture
Port-au-Prince – L’ancien conseiller-présidentiel et ex-ambassadeur d’Haïti en République dominicaine, Smith Augustin, a annoncé avoir été entendu, ce lundi, par le juge d’instruction Cyprien J.F. Denis Pierre, chargé de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse.
Dans une déclaration publique, Smith Augustin a indiqué avoir répondu, en qualité de témoin, aux questions du magistrat près la Cour d’appel de Port-au-Prince, dans le cadre des investigations visant à faire la lumière sur ce crime survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.
L’ancien diplomate affirme avoir livré un témoignage « fidèle », animé par la conviction de contribuer à l’aboutissement d’une enquête qu’il juge essentielle après plusieurs années d’attente.
« J’ai rendu fidèlement mon témoignage avec la conviction profonde de pouvoir contribuer à l’aboutissement de cette enquête, qui, après de trop longues années, doit enfin permettre à la justice de faire toute la lumière sur ce crime odieux », a-t-il déclaré.
Smith Augustin estime que collaborer avec la justice constitue un devoir civique pour toute personne susceptible d’apporter des éléments utiles à l’enquête. Il considère également que cette responsabilité est encore plus importante pour les anciens collaborateurs du président Jovenel Moïse.
« Contribuer à l’œuvre de la justice dans cette affaire, afin que vérité soit établie et justice rendue au président Jovenel Moïse, ainsi qu’à sa famille, constitue un devoir civique. C’est également une responsabilité particulière pour toutes celles et tous ceux qui ont eu l’honneur de servir à ses côtés au sein de son gouvernement », a-t-il ajouté.
L’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse se poursuit en Haïti, où plusieurs personnalités politiques, administratives et diplomatiques ont été entendues par la justice dans le cadre de l’instruction. Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin d’établir les responsabilités dans cette affaire qui continue de marquer profondément la vie politique haïtienne.

