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13 juin 2026

BLAISE Robelto Flanky

Blaise Robelto Flanky est journaliste, rédacteur en chef et PDG de LakayInfo. Formé en rhétorique et communication persuasive à Harvard University, en relations internationales au CEDI, ainsi qu'en psychologie à l’UFCH, il s’intéresse particulièrement aux questions politiques, géopolitiques et sociétales. À travers Lakay Info, il œuvre à promouvoir une information rigoureuse, indépendante et accessible. Contact : [blaiserobelto.f@gmail.com](mailto:blaiserobelto.f@gmail.com)
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De : Joram VIXAMAR Ancien étudiant de l’UPNCH Professeur d’Universités Lettre ouverte à la Communauté de l’UPNCH Chères toutes, chers tous, Moi, Joram Vixamar, ancien étudiant de la 1re promotion de l’Université Publique du Nord au Cap-Haitien (UPNCH) et actuel professeur, je prends acte de la décision du Ministre de l’Education Nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et, conformément à ses volontés, un recteur a été nommé à la tête de l’UPNCH, le 19 février 2018. L’installation de ce dernier a été faite au complexe administratif du Cap-Haitien à Vaudreuil, suivie de son entrée sur le campus de l’UPNCH par la justice haïtienne et les forces spéciales de la police nationale d’Haïti. Comme beaucoup d’entre vous ont pu le constater, dans les mois précédents, il y a eu toute une série de manipulations, de luttes acharnées sur les réseaux sociaux, médias, entre autres, contre ma personne et les membres de la commission de gestion provisoire de l’UPNCH. Pour avoir été responsable des relations publiques de la Commission de Gestion de l’UPNCH et Directeur du programme de Master en Economie et Gestion des Collectivités territoriales (MEGCT), plus d’un m’ont accusé d’avoir tenté de faire obstacle à la nomination et l’installation du nouveau recteur. Ce qui est très loin de la vérité. Ce qui est vrai, c’est que j’ai fait valoir mon point de vue par devant le Ministre, en l’occurrence Monsieur Pierre Josué Agénor CADET, lui disant que, dans le cadre du renforcement institutionnel et pour garantir en permanence la stabilité au sein des Universités Publiques en Région (UPR) en général et à l’UPNCH en particulier, j’aurais conseillé que le recrutement d’un nouveau recteur se fasse à l’interne parmi les professeurs et dirigeants assidus de l’UPNCH, comme cela se fait presque dans toutes les Universités du monde. Cela éviterait tout changement de recteur à chaque fois qu’un Ministre arrive à la tête du MENFP ou à chaque changement de régime et, du même coup, permettrait de dépolitiser au fur et à mesure les UPR. Toutefois, le Ministre a choisi de nommer un recteur tout en ordonnant aux membres de la commission de gestion de prendre des mesures pour son installation. Ce qui est, à mon avis, tout à fait normal. Ainsi, de par le respect que préconise la Commission pour la décision du Ministre, nous lui avons demandé, via un courrier datant du 22 février 2018, de reporter l’installation afin de nous donner le temps de dialoguer avec les étudiants contestataires se trouvant à l’intérieur de l’espace universitaire en vue de faciliter l’installation du nouveau recteur conformément aux normes établies. Malheureusement, le MENFP ne pouvait pas attendre et a choisi de la faire ailleurs et d’entrer de force à l’UPNCH. C’est regrettable que de telles pratiques soient encore de mise aujourd’hui, qui pis est, à l’Université. A mon avis, la vraie stabilité est celle instaurée dans le dialogue sans préjudice aucun. L’Université est un espace de débats, de sciences et de cultures. Les idées peuvent être differentes, mais le dialogue doit être notre point commun, celui qui nous mène vers la vérité, l’entente et l’unité. C’est pourquoi j’ai condamné et je condamne encore les déclarations mensongères et violentes qui circulaient sur les réseaux sociaux, qu’elles soient pour ou contre la Commission de Gestion. Comme je l’ai toujours dit, j’écarte et condamne toute forme de violence verbale ou physique, d’où qu’elle vienne. Les violences policières faites sur les étudiants dans l’enceinte de l’Université n’avaient pas leur place et les déclarations incendiaires n’avaient pas non plus leur sens dans une lutte universitaire. Elles sont gratuites et ne contribuent nullement à l’avancement de l’Université. Au contraire, elles diminuent la valeur de l’institution et donnent une mauvaise image de la gent intellectuelle haïtienne. Ce qui est évident aujourd’hui, il y a un recteur à l’UPNCH avec qui tout le monde doit collaborer pour la bonne marche de ladite Université. De ce fait, la communauté universitaire (personnel administratif, professeurs et étudiants) doit s’unir pour faire avancer l’UPNCH. Aussi voudrais-je leur demander de reprendre le plus rapidement possible leurs activités académiques et para-académiques à l’UPNCH, ce, pour mettre fin à toute forme de polémique. Notre intérêt commun n’est que l’UPNCH, notre patrimoine, notre référence. Dans cet ordre d’idées, une entente entre les étudiants (pour ou contre) s’avère nécessaire pour la bonne marche de ladite Université afin qu’elle puisse continuer à remplir la mission pour laquelle elle a été créée en 2007 : la décentralisation de l’enseignement supérieur en Haïti. Concernant les cours que j’ai commencé à donner à l’UPNCH au niveau de la licence et du Master, au cas où il n’y aurait aucun empêchement, je suis disposé à les terminer, sur le campus de l’Université conformément à l’emploi du temps établi. Dans l’espoir que mes mots contribueront à la stabilité et le progrès de l’Université Publique du Nord au Cap-Haitien (UPNCH), je vous prie de recevoir, chères toutes, chers tous, mes salutations patriotiques. Joram Vixamar, M. Sc., Doctorant en droit public

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